Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 14:31

Square sidi aichDans le cadre du projet de l'amélioration du cadre urbain, la réhabilitation du square Mohamed Boudiaf est l’une des préoccupations majeures du Président de l’APC de Sidi-Aïch Monsieur Kamel Ouazani. En effet, la place publique Mohamed Boudiaf, très chère aux citoyens de Sidi-Aïch et des communes limitrophes, vient enfin d’être parfaitement réaménagée, après bien des péripéties, et des tentatives d’implantation d’infrastructures. Ainsi, tous les projets d'urbanisation qui ont failli, par le passé, l'engloutir définitivement sont finalement abandonnés à la grande satisfaction des riverains. Haut lieu de la résistance, selon le P/APC, cette place chargée d'histoire et de mémoire notamment durant le colonialisme sert encore aujourd'hui de lieu d'accueil à diverses manifestations publiques, notamment à la célébration des fiançailles et tout événement de réconciliation. Ce square, dont l'entrée est gardée il y a quelques années par une statue représentant deux femmes (une musulmane et une chrétienne), sculptée par le Père de Jean Paul Belmondo est désormais baptisé place Mohamed Boudiaf. Son aménagement a rehaussé à coup sûr l'image des Ath Waghlis. L’engagement de Monsieur Kamel Ouazani s’est concrétisé quant à l’embellissement de ce square.

Par Slaouti
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 06:17

 Sidi-aich-a-partir-d-El-flay.jpgA la faveur du Mois du Patrimoine, l’Association Gemihab (groupe d’étude sur l’histoire des mathématiques à Bougie médiévale) annonce le lancement d’un parcours historique et culturel à travers la wilaya de Béjaïa. Cette initiative consiste à proposer un circuit de découverte du patrimoine matériel et immatériel de la tribu des Ath Waghlis, l’une des plus importantes de l’histoire de la région. Les organisateurs veulent rendre visible un legs culturel généralement méconnu qui comprend des pièces archéologiques, un patrimoine oral riche, des traditions diverses ainsi que quelques grands noms de l’histoire, de la théologie ou de la culture.

Depuis l’Antiquité, le territoire des Ath Waghlis a connu une activité humaine dense. Des stèles en ont apporté la preuve archéologique, et notamment celles découvertes à Maloussa (Sidi Aïch) en 1968 et à Azaghar (Semaoun) en 2009. Cette présence ancienne s’est prolongée à travers la tribu des Ath Waghlis dont le territoire était un lieu de passage obligé à l’époque romaine (ruines signalées à Tilouacadi, El Flaye et El Kseur) et à l’époque médiévale comme en attesta le géographe El-Idrissi en décrivant les voies de communication de la période hammadite. Durant la période ottomane, cette tribu avait refusé de payer l’impôt aux janissaires turcs. Aux débuts de la colonisation française, en 1847, elle affronta les troupes du Maréchal Bugeaud entraînées et suréquipées.

En 1841, lors de la révolte de Bou Baghla, et en 1871, lors de l’insurrection nationale, elle participa activement à la résistance populaire et en subit les répressions consécutives. Connue comme une des plus importantes tribus de Kabylie, son territoire historique correspond actuellement à celui de deux daïras et de six communes. Si le village de Sidi Aïch apparaît comme une création coloniale, son implantation serait celle d’un marché hebdomadaire (mercredi) dont la tradition s’est conservée à ce jour. Les Ath Waghlis se consacraient essentiellement à l’arboriculture méditerranéenne (olivier, figuier…), et à une agriculture nourricière ainsi qu’un élevage d’appoint. A ce titre, les terres de la vallée de la Soummam étaient préservées des constructions réservées aux villages de montagne.

Des savoir-faire locaux ont été développés dans ces activités principales auxquelles s’ajoutait un artisanat.


Elle a donné deux savants reconnus dans le monde musulman et liés aux grands courants soufis : Ibn Ibrahim al-Waghlisi (XIIIe siècle) et Abdar-Rahman al-Waghlisi (XIVe s.). Ce dernier, grand théologien, a formé d’éminents oulémas parmi lesquels Muhammad al-Huwârî (Oran), Abderrahmane al-Tha‘âlibî (Alger), ‘Isa b. Salama al-Biskri, etc. Cette grande tradition spirituelle s’est fondée sur le développement de zaouiyates prestigieuses où venaient apprendre les enfants de Béjaïa, Constantine et autres cités algériennes. Jusqu’au XXe siècle, cet enseignement s’est poursuivi en incluant même des membres de l’Association des Oulemas.

La tradition des lettrés se poursuivit dans les temps modernes avec des intellectuels et des militants de la cause nationale de renom, tels Abderrahmane Djemad, Ahmed Hadj Ali, Dr Aïssani Ahmed Ben Ammar, ou Mohand Cherif Sahli, auteur dès 1947 d’ouvrages remarquables comme Le Message de Yughurta, L'Algérie accuse. Le calvaire du peuple algérien et Décoloniser l'histoire. Introduction à l'histoire du Maghreb. On y compte aussi une des grandes figures mondiales du mouvement anarchiste, Saïl Mohamed Ameziane qui poussa ce mouvement vers la lutte anticoloniale. L’histoire de la guerre de Libération nationale n’est pas en reste chez les Ath Waghlis qui s’engagèrent massivement dans les rangs de la révolution armée et en payèrent un prix fort.

Aujourd’hui, à partir de ce circuit historique, ses organisateurs veulent développer la connaissance et la visibilité d’un patrimoine historique riche partagé avec les tribus voisines (Ath Mansur, Ath Amar, Ath Yemal, Fenaïa, Imsisen, Ouzellaguen, Ath Jellil…) en vue de fonder un Musée national du Patrimoine et de la Société de Kabylie. L’organisation de ce projet a mobilisé des institutions et associations dans un esprit de partenariat motivant. Parmi elles : la wilaya de Béjaïa et sa direction de la Culture, le musée Bordj Moussa, six APC (Sidi Aïch, El Flaye, Tinebdar, Tibane, Souk Ou Fella, Chemini), l’association Ciné Plus, la Bibliothèque d’El Flaye, des associations locales (comités de Tala Taguth, Taghrust, Izzaruken, Sidi el Hadj Hassaine, Imaghdassen, Tiklat et Ikhulaf n’AthWaghlis). 

                                                                                                                       


Yacine Ould Zakres

Par Slaouti
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 16:39

da el hamid

  

DA EL HAMID EST MORT

 

Le poète et maquignon VOUKAJAR du arch Ath waghlis est mort ce lundi 23 Avril 2012 à 16h00.

Da el Hamid est mort des suites d’une maladie après avoir été hospitalisé plusieurs fois à l’hopital de Sidi-Aïch.

Qu’allah le tout puissant accorde au défunt sa sainte miséricorde et l’accueille en son vaste paradis .

A ALLAH NOUS APPARTENONS ET A LUI NOUS RETOURNONS

 

Par Slaouti
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 09:53

Da-el-hadi.JPG

Durant la guerre de libération, ma première expédition en Tunisie est effectuée en 1957 avec une compagnie dénommée « Compagnie            d’acheminement » composée essentiellement de volontaires et de jeunes Djoundi.  C’était la période ou tout Djoundi devait répondre à la directive « Tout combattant doit être équipé    d’une arme de guerre qu’il doit à tout prix se procurer »      

C’est ainsi que des compagnies d’acheminement    d’armes se sont constituées et je faisais partie de la deuxième compagnie. Sans rentrer dans les détails et après divers empêchements, obstacles et difficultés de la route comme par exemple ceux de la première compagnie en avance à la notre qui sont interceptés par les dissidents de la wilaya I Aures ( Mouchaouichines) commandés par Adjoul Adjoul et Messaoud Benaïssa et qui fûrent complètement anéantie à Beni Melloul. Cette compagnie qui avait pour chef Rabah Aferdhass est appelée dans des réunions imaginaires par groupes mais c’était dans le seul but de les liquider. Lorsque cette nouvelle nous est parvenue, notre chef « Si Saci » a pris la décision de contourner l’itinéraire initial par fidélité à l’objectif de notre mission. Nous atteindrons difficilement les contrées Tunisiennes (El Kalâa) car beaucoup d’entre nous sont atteints de ce que l’on appelait la fièvre asiatique. Après quelques jours passés en Tunisie, le délégué de la wilaya III Ahmed ath Ramdane a demandé à notre chef de base de designer deux éléments pour une mission urgente à la wilya III. C’est ainsi que j’étais choisi avec Khenssous Salem pour mener à bien cette mission d’acheminement de courrier. Très content d’être équipé d’une MAT 42 allemande et avec Salem, nous avons rejoint les deux compagnies de la wilaya IV qui devaient emprunter le même chemin que nous. Ces deux compagnies étaient commandées par Abdelkader BOUDA et nous étions sous ses ordres jusqu’au Djebel Bouamama à Aïn Beida ou nous nous sommes séparés. Chemin faisant jusqu’au lieu dit Ouizrène (Ath abbes) ou nous avons rencontré le commandant Mohand oul  hadj et le capitaine Si H’mimi qui nous avaient indiqué ou nous devrions trouver le colonel Amirouche. Il faut rendre à l’évidence que le colonel Amirouche se déplaçait beaucoup, car à chaque fois que nous approchons d’un fief, il était déjà parti et nous devrions à tout prix continuer notre marche jusqu'à MEKNAA ( azzefoun), ou il nous a reçu en s’étonnant d’avoir effectuer DA-EL-HADI2.JPGcette mission en seulement   22 jours. Pour l’anecdote il a rétorqué « - vous n’êtes pas venu en hélicoptère j’espère ! ». C’est ainsi que nous nous déplaçions avec le colonel Amirouche à travers   la wilaya III notamment en  zone 2 et en  zone 3. Et c’est durant ce séjour à proximité du colonel Amirouche que j’ai connu son secrétaire particulier Si Hamou.

Après ce bref séjour environ 3 à 4 mois, le colonel Amirouche, nous interpella et nous confia la mission d’accompagner en Tunisie les deux officiers supérieurs les     commandants Yazouren Mohamed (dit vrirouche) et le commandant si Tayeb Djoughlali de la Wilaya IV.

C’était en janvier 1958 et j’avais un pincement au cœur sachant que je devais me séparer de ma MAT 42, que je remettais à un autre Djoundi appelé Abdelkader Tailleur dépendant du secteur de Bounâaman commandé par Sidi mohand acherqui .Cette passation d'arme est effectuée sur ordre bien entendu du colonel Amirouche étant donné que je devais repartir en Tunisie pour me procurer une autre arme. Durant cette deuxième mission et étant accompagné par deux officiers, nous étions contraints de contourner la ligne Morice et d’aller jusqu’au Djebel M'zouzia face au village MORSOTT qui se trouve entre Boukhadra et Tebessa. En effet, c’était pour préserver nos deux officiers de toute éventualité d’interception et des dangers de cette ligne électrifiée que nous sommes partis jusqu'à la limite  pour aboutir au village Ferriana du sud Tunisien. De là, les officiers sont acheminés vers les bases de Tunis, tandis que moi , Si Salem et le reste de l'effectif sommes restés à la base de l’ALN au sein de ce village et très heureux d’avoir accompli notre mission favorable à notre révolution.

         

         

 

         

Par Slaouti
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 14:09

 Par Alilat Larbi.

commandant-Kaci.jpgCommandant Kaci, de son vrai nom Hamaï Mohand Oukaci, est né en 1921, à Semaoun (âarch Ath Oughlis). Il s’est distingué par un engagement total dans toutes les luttes initiées par le PPA, les AML, le MTLD et le FLN. La vallée de la soummam et les montagnes qui l’entourent (Akfadou sud, Djurdjura sud, Bibans, Babors) étaient absentes le 1er Novembre 1954  ; elles n’ont été rattachées à la zone 3 (W3), que dirigeait Krim, qu’à la fin octobre 1955.

J’ai souvent écrit, m’adressant à mes frères, jeunes ou moins jeunes, combattants de  la guerre de libération : «Les moudjahidine ont le droit et le devoir de témoigner de ce qu’ils ont fait  ou de ce à quoi ils ont assisté.» De plus, ils doivent réfuter les mensonges de nos adversaires français mais aussi ceux de  nos frères quelque peu faussaires de l’histoire sciemment ou inconsciemment... à côté de la vérité. Mon sujet est de parler du commandant Kaci, décédé. Il est né, Hamaï Mohand Oukaci, en 1921,  à Semaoun (âarch Ath Oughlis). Tous ceux qui ont connu son père Da El Mouloud vous confirmeront qu’il a donné à son fils d’admirables leçons de «takbaïlit» et de courage. Kaci, dès l’âge de  19 ans, depuis 1940,  en France où il alla quelques fois  travailler et dans la Soummam, se distingua toujours par un engagement total dans toutes les luttes initiées par le PPA, les AML, le MTLD et le FLN. La vallée de  la Soummamet les  montagnes qui l’entourent (Akfadou sud, Djurdjura sud, Bibans, Babors) étaient absentes le 1er novembre 1954 ; elles n’ont été rattachées à la zone 3 (W3), que dirigeait Krim, qu’à la fin octobre 1955  : Krim ne connaissait pas encore les militants de ce que nous appelions, faussement, petite Kabylie. Il revenait à de vieux militants, parmi lesquelles se distinguent Naït Kaâbache Mohamed Akli (Meisna), Mehenni El Hadj (Ath Mansour), Mokrane Assemaouni, alias Mourah (Ath Oughlis), autour  de  Kaci, d’engager notre région dans la guerre de libération. La pre- mière opération que nous eûmes à réaliser fut la récupération de l’argent du MTLD que détenait le trésorier Saïghi Abdelkrim «Chaoui» de Aïn Beïda à l’aise au milieu des Kabyles de la soummam depuis de nombreuses années. Les vieux ne restèrent pas longtemps seuls : de toutes les régions, d’Ouzelaguen à la mer, des jeunes accoururent. Ceux qui avaient une formation scoute (particulièrement d’El Kseur) furent les plus remarqués et les plus admirés : ils apportèrent à la jeune organisation un dynamisme admirable... inespéré. Notre adhésion au FLN fut formalisée quand Amar N’Cheich, responsable dans la zone d’Azazga, nous rendit visite et discutera avec de nombreux militants. La pénétration des villages commença et la marche vers Béjaïa devient de plus en plus rapide. Nous fûmes confrontés à certaines difficultés, courant 1955, dans trois gros villages (El Flaye, Takaâts, Amagaz), Kaci savait que j’y avais des amis politiques, des amis tout court et des parents: il ne discuta pas les  solutions que j’y imposais. Kaci était hanté par la volonté de structurer la ville de Béjaïa, ce qui expliquait sa marche de plus en plus rapide, de village en village, vers la mer. Cela ne l’empêchera pas de  lancer le service médical de  la wilaya sous la responsabilité de  Bouderba, étudiant en médecine que j’avais ramené d’Alger en compagnie de  trois autres étudiants dont une jeune fille admirable de courage. Mais Kaci revenait toujours à sa passion : structurer Béjaïa. Il me chargera de certains contacts qui permettront de faire basculer, globalement dans le combat libérateur, cette ancienne capitale des Hamadites. Je me rendis donc rencontrait Lakhal Ouyounès vieux militant de l’OS, compagnon Sidi Aich en 1958de combat et de prison de Abane Ramdane. Dès mes premières paroles, il se rebiffa et cria presque : «Pendant toute ma détention aucun militant de Béjaïa ne s’inquiéta du sort de mes enfants: avaient-ils à manger ?» «Précisions, frère, lui dis-je, je ne suis pas le messager du MTLD mais du FLN donc du peuple.» Il baissa la tête quelques secondes et, bourru, cria presque : «Qu’attendez-vous de moi ?» Le premier militant FLN de Béjaïa venait de s’engager dans nos rangs. Pendant que Kaci continuait sa progression vers la mer, je dûs retourner à Béjaïa pour secouer les conseillers municipaux, toujours en fonction malgré les ordres déjà anciens du FLN et les obliger à démissionner. Les élus, 2e collège, étaient tous UDMA et un seul, si Chérif Kaci, accepta de démissionner tout de suite : les autres ne le firent qu’après avoir obtenu «l’ordre», par téléphone de Ferhat Abbas. L’élu «indigène» du 1er collège au- rait voulu que ce soit Krim Belkacem et pourquoi pas, Boudiaf qui soient ses interlocuteurs. Je me fis très petit et lui dis : «Je ne suis qu’un messager et tu prendras ta décision seul.» Il ne s’est pas trompé sur  mon irritation, et le le lendemain, il me téléphona pour m’annoncer que sa démission était effective. Plus tard, peut-être, faudra-t-il relater toutes les péripéties de ces démissions et enlever ainsi à certains faussaires de l’histoire l’occasion de s’octroyer des actions qui ne sont pas les leurs et d’oublier les engagements pris avec la révolution et non réalisés. Pendant ce temps, Kaci pénétra le village de Toudja. Dans l’organisation qu’il mit sur pied, dans ce courageux village, il distingua un élément qui vivait et travaillait à Béjaïa, c’est le frère Allaoua Ihadaden qu’il chargea de recruter une équipe pour lancer la première cellule. Cette cellule, trop rapidement constituée, ne tarda pas à tomber entre les mains de  la gendarmerie. N’empêche ! La flamme était allumée et elle ne s’éteindra qu’à l’indépendance. Les  péripéties des  diverses organisations qui s’y implantèrent rappelèrent à ceux qui connaissaient l’histoire de la région qu’en 1832 à l’invasion française, «Vgaït» se défendit quartier après quartier, rue après rue, maison après maison et les derniers combattants rejoignirent les villages des montagnes environnantes. Béjaïa s’installait de  plus en plus dans la guerre et le commandant Kaci au sud et au nord dela soummam continuait l’implantation de la révolution. A mon initiative, nous préparâmes le retour au FLN de quelques éléments qui nous quittèrent sous l’influence d’un imam défaitiste et d’un potentat désireux de garder son autorité ancienne. Kaci, après le rapport qu’il lui présenta, reçut instruction du congrès d’Ifri de clarifier cette situation de ramener dans le droit chemin tous les égarés. Hélas, je fut arrêté et le commandant Kaci fut envoyé  à Tunis par le CCEpour seconder le colonel Ouamrane. Ce sera le colonel Amirouche, à l’époque commandant, qui prendra la suite de cette initiative. A Tunis, Kaci, membre  du CNRA sera désigné à la direction de la base de Tunis : il sera ainsi préfet de  police et préfet administratif des  Algériens. A l’indépendance, il fut marginalisé par le pouvoir en place parce qu’il a voulu rester fidèle au GPRA qu’il considérait «pouvoir légitime». Cela ne l’empêcha pas, à l’appel du colonel Oulhadj, de se joindre à moi   pour neutraliser le bataillon mis sur pied à Sétif par Benbella, Boumediène et Tahar Zbiri, pour faire la guerre à la W3. Nous eûmes aussi à nous rendre à Sidi Aïch, où trois traîtres venaient d’être exécutés sommairement, pour dire à tous que c’est là une atteinte à la construction de l’Etat et un oubli des conclusions du congrès de la soummam marginalisé, Kaci garda intacte sa dignité, gloire et rahma pour lui. Kaci est mort le 29 août 2003 et enterré le lendemain.

 

Par Slaouti
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